Politique

Politique à l’origine c’est : “polis”, la Cité, et “techné”, la Science. La science de quoi au fait ? De l’intérêt général et du bien commun de la cité ?  Il semblerait parfois que l’on ait tendance à s’en éloigner…

À Sienne en Italie, dans la salle du conseil, une superbe fresque (1338) peinte par Ambrogio Lorenzetti,  est une allégorie du Bien commun représenté comme unique objet de la poSienne_01litique avec la Justice comme clé de voûte : « cette sainte vertu, partout où elle régit, conduit à l’unité de la multitude des âmes, et celles-ci, rassemblées à cette fin, font du bien commun leur seigneur […] Regardez tous les bienfaits qui proviennent d’elle, combien est douce et reposante la vie de cette ville » [partie d’une inscription figurant sur la fresque. Traduite par Patrick Boucheron, Conjurer la peur, 2013, Seuil]. Cette ville était à l’époque gouvernée par un conseil de neuf membres : hommes élus parmi les artisans, les commerçants, les banquiers, et renouvelés tous les trois mois !la tyrannie à charge pour eux de veiller au bien commun d’une cité à la fois urbaine et rurale. Mais, car il y un “mais” figurant également sur la fresque : cette cité vit dans la peur de la tyrannie qui cherche à enchaîner la Justice au seul profit des intérêts privés de quelques seigneurs méprisant le bien commun et qui guerroient pour conquérir les terres et les biens des nombreuses  cités démocratiques de la Toscane au milieu du XIVe siècle : « Partout où la Justice st ligotée, personne ne s’accorde jamais avec le bien commun […] (La tyrannie) défend toujours ceux qui violent et dérobent, ou ceux qui haïssent la paix » [inscription, traduction Patrick Boucheron]. Ce qui conduit à une possible représentation dans la sienne_06fresque d’une Paix mélancolique qui, bien que reposant sur des armes et des armures, « comprend qu’il n’y a de beaux combats en politique que ceux qu’on ne gagnera jamais tout à fait. Elle a triomphé, oui, mais elle sait désormais que le triomphe est impossible […] On pourrait lire dans ses yeux les annonces apeurées de toutes nos tempêtes » [Patrick Boucheron, op.cit.]

N’est-ce pas là une  approche éclairante de la politique contemporaine mondiale ?


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