agriculture, alimentation, territoires

L’ONU relie autosuffisance et sécurité alimentaires avec comme définition : “la satisfaction de tous les besoins alimentaires d’un pays par la production nationale” (FAO “Eau et agriculture, produire avec moins d’eau”, Rome, 2002). Cette définition fait référence à des pays nationaux, mais est-il possible de l’utiliser pour des territoires de  moindre importance, par exemple une région, une commune… afin de réduire les importations de denrées alimentaires et donc les transports, de favoriser le rapprochement producteurs – consommateurs, de rechercher une alimentation respectueuse de l’environnement, d’assurer la sécurité alimentaire en cas de catastrophes ?

jardins partagesL’autosuffisance, quelle que soit la dimension du territoire envisagée, suppose : des terres cultivables, de l’eau, des semences, des agriculteurs, un climat ni trop sec ni trop froid, une organisation (en communs ?) et, de toute évidence, des choix politiques, ce qui ne semble pas toujours le cas quand, par exemple, polyculture vient s’opposer à monoculture. Comment les grandes métropoles, avec très peu de surfaces cultivables dans leurs limites territoriales, pourraient-elles envisager de tendre vers l’autosuffisance alimentaire avec différents partenaires dans une démarche pourquoi pas de mise en communs ?


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DES TERRES EN COMMUN : Le Mouvement Nyéléni pour la souveraineté alimentaire en Europe et en Asie centrale publie un manuel sur l’accès à la terre, mai 2020: “Stratégies locales d’accès à la terre pour l’agriculture paysanne et l’agroécologie

Trois jours d’assemblée citoyenne pour redéfinir un nouveau “contrat social” de la PAC : « Des Français tirés au sort, de tous âges et venant des quatre coins de la France, vont débattre d’enjeux sociaux et environnementaux de la France de demain, dans le cadre de l’Assemblée citoyenne sur l’agriculture (ACA), qui se tient du vendredi 25 à dimanche 27 septembre 2020, […] Un panel de 134 citoyens […] se réunit à Paris pendant trois jours, à l’initiative de la Commission nationale du débat public (CNDP) autour des enjeux agricoles des prochaines années, pour tenter de redéfinir un nouveau “contrat social” pour la politique agricole commune, la PAC. […]  Le débat ImPACtons s’articule en trois étapes : une consultation en ligne, qui a déjà fait l’objet d’un rapport intermédiaire rendu en juin, une dizaine de débats publics dans toute la France d’ici fin octobre, et l’assemblée citoyenne, organisée avec un budget de 230 000 euros. Le tout fera l’objet d’une restitution finale par la CNDP d’ici à la fin de l’année, à laquelle le gouvernement devra répondre sous trois mois. »  [Mathilde Gérard, Le Monde |  25 sept. 2020]

Terre de liens et  l’INRAE (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement) sont à l’initiative de la plateforme collaborative RÉCOLTE, vitrine d’expériences innovantes de sauvegarde des terres agricoles.

Réseau Action Climat “Adaptation de l’agriculture aux changements climatiques. Recueil d’expériences territoriales” : « L’agriculture a des relations ambivalentes avec le climat : fort contributeur aux émissions de gaz à effet de serre de la France, le secteur de l’agriculture peut aussi potentiellement remplir les fonctions de puits de carbone et de producteur d’énergies renouvelables tout en étant très sensible aux effets des changements climatiques déjà observés et à venir… »  | Rapport  / septembre 2014

Réseau Action Climat / Solagro  “Politiques publiques : pour une alimentation bénéfique à la santé de tous et au climat” | Cahier de recommandations / octobre 2019


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